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16 février 2026

(SLA) dans Charlevoix-Est : l’INSPQ concluent que cette situation est probablement due au hasard.

À la suite d’une enquête journalistique, la Direction de santé publique (DSPublique) du CIUSSS de la Capitale-Nationale a analysé la prévalence de la sclérose latérale amyotrophique (SLA) dans Charlevoix-Est afin de déterminer si un excès de cas y était présent par rapport au reste du Québec.

Bien que les données médico-administratives et les témoignages sonores révèlent un nombre de nouveaux cas semblant dépasser les attentes, particulièrement entre 2014 et 2018, les analyses statistiques de l’INSPQ concluent que cette situation est probablement due au hasard.

En effet, l’indice de comparaison (SIR) présente une borne inférieure de 0,93, ce qui signifie que l’écart n’est pas statistiquement significatif selon les normes de santé publique. De plus, le volume de cas reste insuffisant pour établir des liens épidémiologiques ou environnementaux concrets, car il faudrait un nombre de malades quatre fois supérieur à la moyenne pour justifier la poursuite de l’investigation. Actuellement, aucune littérature scientifique ne permet d’identifier une cause environnementale précise dans la région, et les experts soulignent que les variations observées pourraient aussi résulter de facteurs génétiques ou de combinaisons de facteurs encore inconnus.

En conséquence, la Direction de santé publique a pris la décision de cesser l’enquête, tout en assurant maintenir une vigilance et une écoute active auprès de la population de Charlevoix.L’enquête menée par la DSPublique du CIUSSS de la Capitale-Nationale, en collaboration avec l’INSPQ, conclut qu’il n’est pas nécessaire de poursuivre les investigations. Voici les points saillants expliquant cette décision :

1. Un phénomène lié au hasard

Bien que le nombre de nouveaux cas semble plus élevé que la moyenne à certaines périodes, les analyses statistiques démontrent que cette situation demeure dans les limites de la normale comparativement au reste du Québec. L’apparence d’excès est donc officiellement attribuée au hasard.

2. Des critères de poursuite non atteints

Pour justifier le maintien d’une telle enquête, des seuils de rigueur scientifique précis doivent être franchis :

  • Indice de comparaison (SIR) : Dès que la borne inférieure de comparaison avec le reste de la province est égale ou inférieure à 1, la différence n’est plus considérée comme significative.

  • Volume de cas : Le nombre de personnes atteintes devrait être quatre fois plus important que la moyenne attendue pour permettre d’établir des liens épidémiologiques concrets, ce qui n’est pas le cas ici.

3. Absence de causes environnementales identifiées

L’expertise de l’INSPQ souligne qu’aucune relation de cause à effet entre un facteur environnemental spécifique et la SLA n’a été clairement établie dans la littérature scientifique actuelle. En l’absence de facteurs de risque identifiés, la santé publique ne peut cibler de conditions environnementales particulières à évaluer dans Charlevoix-Est.

Malgré la fin de l’enquête, la DSPublique a précisé qu’elle resterait à l’écoute de la population et des personnes touchées, tout en continuant ses actions régulières en santé environnementale et au travail.

Entrevue avec Sylvie Harvey, de Charlevoix-Est, qui a perdu ses deux conjoints de la maladie en 2007 et en 2017 et Gilles Martel.

Le Dr Philippe Robert, directeur de santé publique du CIUSSS de la Capitale-Nationale.

 

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Le Dr Philippe Robert, directeur de santé publique du CIUSSS de la Capitale-Nationale. Photo : Jean-François Desgagnés/MPC

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Le Dr Philippe Robert, directeur de santé publique du CIUSSS de la Capitale-Nationale. Dre Isabelle Goupil-Sormany, médecin-conseil et Cheffe de département clinique de santé publique et de Dre Laurence Matteau-Pelletier, médecin spécialiste en santé publique et médecine préventive des Services de santé au travail. Photo : Jean-François Desgagnés/MPC

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Le Dr Philippe Robert, directeur de santé publique du CIUSSS de la Capitale-Nationale. Dre Isabelle Goupil-Sormany, médecin-conseil et Cheffe de département clinique de santé publique et de Dre Laurence Matteau-Pelletier, médecin spécialiste en santé publique et médecine préventive des Services de santé au travail. Photo : Jean-François Desgagnés/MPC

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Photo : Jean-François Desgagnés/MPC

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Sylvie Harvey, de Charlevoix-Est, qui a perdu ses deux conjoints de la maladie en 2007 et en 2017 et Gilles Martel. Photo : Jean-François Desgagnés/MPC

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Sylvie Harvey, de Charlevoix-Est, qui a perdu ses deux conjoints de la maladie en 2007 et en 2017 et Gilles Martel. Photo : Jean-François Desgagnés/MPC

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Photo : Jean-François Desgagnés/MPC

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Noël Tremblay, dont son frère est décédé de la SLA. Photo : Jean-François Desgagnés/MPC

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Photo : Jean-François Desgagnés/MPC

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