Sports
9 janvier 2026
Conflit de travail au Massif : les grévistes maintiennent la pression près de la 138.
Alors que le conflit de travail au Massif de Petite-Rivière-Saint-François entre dans sa deuxième semaine, Média Photos Charlevoix s’est rendue sur la ligne de piquetage pour prendre le pouls de la situation. Malgré l’incertitude, la détermination des travailleurs demeure intacte.
À l’entrée principale de la station, située aux abords de la route 138, le portrait sur le terrain tranche avec la froideur des négociations. Sur place, l’ambiance entre les syndiqués semblait particulièrement bonne. Entre les feux de camp improvisés et les slogans scandés, la solidarité est au rendez-vous pour ceux qui ont quitté leurs postes il y a maintenant huit jours.
L’impasse à la table de négociation
Selon une communication interne du Syndicat des salariés(es) du Massif Petite-Rivière-St-François (CSN), dont Média Photos Charlevoix a obtenu copie, l’organisation syndicale déplore l’immobilisme de la partie patronale.
Le message envoyé aux membres est sans équivoque :
« Pendant que les travailleuses et les travailleurs tiennent la ligne, l’employeur ne fait toujours pas de contre-offre officielle à la table de négociation. La balle est entièrement dans son camp. »
Le syndicat attend un geste de l’employeur
Pour le syndicat, la situation est claire : le dernier mouvement significatif a été fait de leur côté. Ils estiment avoir rempli leur part du contrat dans le processus de négociation et refusent de bouger davantage sans un signe de la direction.
« Rappelons-le clairement : le syndicat est le dernier à avoir fait un pas. C’est maintenant à l’employeur de revenir avec des contre-propositions. Nous ne retournerons pas à la table à genoux. Il n’y aura aucune modification de notre offre tant que l’employeur n’aura pas fait son travail », peut-on lire dans la note interne.
Alors que la saison bat son plein, le bras de fer se poursuit. Pour l’instant, aucun retour à la table de négociation ne semble imminent, et les grévistes comptent bien continuer d’occuper le terrain pour faire entendre leurs revendications. Aucun commentaire n’était possible d’obtenir sur place.
La version de l’employeur sur le lien ci-haut.
