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20 janvier 2026
Alors que le conflit de travail au Massif perdure, Lison Harrisson, propriétaire de l’Épicerie du Village à Petite-Rivière-Saint-François, ne demande qu’une chose : se faire rassurer une fois pour toutes.
Entre ses partenaires d’affaires et ses amis sur la ligne de piquetage, elle lance un appel pour que l’on n’oublie pas l’humain derrière la crise.
Depuis le début des tensions, Madame Harrisson vit dans une incertitude pesante. « Depuis hier, nous, on a l’épée de Damoclès au-dessus de la tête », confie-t-elle. Cette anxiété teinte désormais son quotidien, jusque dans les gestes les plus simples. « Ce matin, le café n’avait pas le même goût que celui d’hier, ça je peux vous dire ça. »
La situation est d’autant plus difficile que la commerçante se retrouve entre l’arbre et l’écorce. Elle a le Massif comme partenaire d’affaires, mais les gens qui font du piquetage devant la montagne sont aussi ses clients et ses amis. Malgré ce déchirement, elle insiste : il faut faire attention à l’humain là-dedans.
Madame Harrisson espérait obtenir des nouvelles rassurantes en fin de journée aujourd’hui. Le message du groupe Le Massif et de monsieur Choquette, qui conviait les parties à une rencontre, lui avait donné un peu d’espoir. Elle aurait aimé que quelqu’un vienne la voir pour lui dire :
« Regarde, ton commerce ne sera pas en défaut, tu vas pouvoir ce soir mieux respirer. »
Mais cet espoir a été vain.
Lison Harrisson.
