1 image vaut 1000 mots
Recherche

Actualités

29 janvier 2026

FÉMINICIDES- « Le système judiciaire et le système de sécurité ont échoué » : Charlevoix s'insurge après le 5e féminicide de l'année.

En seulement 25 jours, cinq femmes ont perdu la vie sous les coups de leur conjoint ou ex-conjoint au Québec. Ce midi, le cri d’indignation de Floor Bruno, intervenante au Centre des Femmes de Charlevoix, et de ses collègues a résonné d’un bout à l’autre de la région alors que deux rassemblements simultanés se tenaient pour dénoncer ces drames évitables.

Malgré un vent glacial et un froid mordant, les manifestantes ont fait preuve d’un immense courage en bravant les éléments pendant trente minutes afin de porter leur message. À Baie-Saint-Paul, le groupe s’est réuni à la Place du citoyen (angle des rues Forget et René-Richard), lors d’un rassemblement couvert par Média Photos Charlevoix. Au même moment, une mobilisation similaire se déroulait à La Malbaie, à l’angle des rues Bellerive et Saint-Étienne.

La nouvelle du meurtre de Marie-Kate Ottawa, survenu le 25 janvier à Manawan, a été la goutte de trop pour la Maison La Montée, le CALACS de Charlevoix, le Centre des Femmes de Charlevoix et le Centre-Femmes aux Plurielles.

Des tragédies évitables

L’aspect le plus criant de ces drames réside dans la récidive. Sur les cinq agresseurs de ce début d’année, deux possédaient des antécédents de violence conjugale connus des autorités.

« Les femmes n’ont pas été protégées. Le système judiciaire et le système de sécurité ont échoué, c’est clair », a dénoncé Floor Bruno, intervenante communautaire au Centre des Femmes de Charlevoix. Selon elle, malgré la connaissance des comportements violents de ces hommes par la police, la chaîne de protection n’a pas su empêcher l’irréparable.

Le cas Éric Levasseur : une culpabilité maintenue

Les rassemblements ont aussi permis de revenir sur des dossiers judiciaires locaux, notamment celui d’Éric Levasseur. Bien que la procédure juridique soit en réévaluation suite à un appel, Mme Bruno rappelle avec force que le verdict de culpabilité pour le meurtre de Mme Labonté demeure. « Il restera coupable du meurtre », a-t-elle insisté, soulignant l’importance de ne jamais oublier les victimes au profit des méandres techniques du droit.

Des solutions concrètes réclamées

Face à ce constat d’urgence, Floor Bruno et ses consœurs ont identifié plusieurs leviers d’action :

  • Le logement : La crise du logement dans Charlevoix emprisonne des femmes dans des milieux violents, faute d’alternatives pour se reloger.

  • L’éducation : Il est impératif de former les policiers et la population à reconnaître le contrôle coercitif, qui dépasse la simple dispute.

  • La technologie : L’imposition systématique de bracelets anti-rapprochement pour les hommes violents est réclamée pour sauver des vies.

  • La période de rupture : La violence augmente souvent après la séparation, faisant de ce moment le plus dangereux pour la sécurité des femmes.

« Ce n’est pas un cas de santé mentale ou une dispute de bar, c’est une dynamique de domination », a conclu l’intervenante, appelant à une action gouvernementale immédiate.

Floor Bruno, intervenante communautaire au Centre des Femmes de Charlevoix.


Ressources d’aide 24/7 :

  • SOS violence conjugale : 1 800 363-9010

  • Centre des Femmes de Charlevoix : 418 665-1177

  • Maison La Montée : 418-665-4694

Retour aux actualités

1/6

Floor Bruno, intervenante communautaire au Centre des Femmes de Charlevoix. Photo : Jean-François Desgagnés/MPC

2/6

En seulement 25 jours, cinq femmes ont perdu la vie sous les coups de leur conjoint ou ex-conjoint au Québec. Ce midi, le cri d'indignation de Floor Bruno, intervenante au Centre des Femmes de Charlevoix, et de ses collègues a résonné d'un bout à l'autre de la région alors que deux rassemblements simultanés se tenaient pour dénoncer ces drames évitables. Photo : Jean-François Desgagnés/MPC

3/6

En seulement 25 jours, cinq femmes ont perdu la vie sous les coups de leur conjoint ou ex-conjoint au Québec. Ce midi, le cri d'indignation de Floor Bruno, intervenante au Centre des Femmes de Charlevoix, et de ses collègues a résonné d'un bout à l'autre de la région alors que deux rassemblements simultanés se tenaient pour dénoncer ces drames évitables. Photo : Jean-François Desgagnés/MPC

4/6

En seulement 25 jours, cinq femmes ont perdu la vie sous les coups de leur conjoint ou ex-conjoint au Québec. Ce midi, le cri d'indignation de Floor Bruno, intervenante au Centre des Femmes de Charlevoix, et de ses collègues a résonné d'un bout à l'autre de la région alors que deux rassemblements simultanés se tenaient pour dénoncer ces drames évitables. Photo : Jean-François Desgagnés/MPC

5/6

En seulement 25 jours, cinq femmes ont perdu la vie sous les coups de leur conjoint ou ex-conjoint au Québec. Ce midi, le cri d'indignation de Floor Bruno, intervenante au Centre des Femmes de Charlevoix, et de ses collègues a résonné d'un bout à l'autre de la région alors que deux rassemblements simultanés se tenaient pour dénoncer ces drames évitables. Photo : Jean-François Desgagnés/MPC

6/6

En seulement 25 jours, cinq femmes ont perdu la vie sous les coups de leur conjoint ou ex-conjoint au Québec. Ce midi, le cri d'indignation de Floor Bruno, intervenante au Centre des Femmes de Charlevoix, et de ses collègues a résonné d'un bout à l'autre de la région alors que deux rassemblements simultanés se tenaient pour dénoncer ces drames évitables. Photo : Jean-François Desgagnés/MPC

* indique "obligatoire"

Intuit Mailchimp