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24 février 2026
Dans une lettre ouverte adressée à la direction de Maison Mère, une trentaine de signataires exigent que le Marché public de Baie-Saint-Paul propose une refonte du cadre opérationnel pour la saison à venir.
Entre équité tarifaire et gouvernance partagée, les marchands plaident pour une pérennité qui passe par le respect de leur réalité économique.
Alors que les préparatifs de la saison estivale s’amorcent, le ton est donné par ceux qui animent le parvis de Maison Mère chaque dimanche. Bien que les exposants réitèrent leur attachement à ce lieu « au potentiel rassembleur unique », ils estiment que la structure actuelle doit évoluer pour assurer la survie des petites entreprises locales.
La fin des tarifs différenciés ?
Le premier cheval de bataille des marchands concerne le portefeuille. Actuellement, la structure de prix peut varier selon la nature de l’exposant. Le collectif propose une simplification radicale : un tarif unique basé exclusivement sur la dimension de l’espace occupé, que l’on soit artisan, transformateur ou producteur.
« Nous croyons essentiel d’ajuster certains cadres opérationnels et financiers pour assurer la viabilité économique de nos entreprises », peut-on lire dans la missive envoyée à la directrice, Mme Josette Tremblay.
Pour éviter les mauvaises surprises budgétaires, les signataires suggèrent également un plafonnement de l’augmentation annuelle à 5 $ et un calendrier de paiement plus souple, adapté aux flux de trésorerie souvent précaires des producteurs saisonniers.
Vers une gestion plus démocratique
Au-delà de l’aspect financier, c’est la relation entre Maison Mère et les marchands qui est au cœur des revendications. Les exposants demandent la création d’un comité de liaison élu.
Ce groupe de travail permettrait aux marchands d’avoir leur mot à dire sur :
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Les critères de sélection des nouveaux venus ;
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L’organisation logistique (notamment la gestion des intempéries) ;
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Les décisions stratégiques de développement.
Une croissance sous surveillance
Enfin, le collectif met en garde contre une expansion trop rapide du marché. Pour les marchands, l’ajout de nouveaux emplacements doit se faire de manière « progressive » pour éviter une saturation de l’offre qui diluerait les revenus de chacun. L’objectif affiché est clair : favoriser une croissance maîtrisée où la visibilité est équitablement partagée entre tous les habitués.
En interpellant directement la Ville de Baie-Saint-Paul, les exposants rappellent que le marché est un pilier touristique et social qui ne peut briller que si ses artisans travaillent dans des conditions « respectueuses et prévisibles ».
