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15 mars 2026

Saint-Aimé-des-Lacs- L’APELN lance une campagne de revégétalisation des bandes riveraines pour lutter contre les algues bleues.

Lac Nairne : la santé du lac passe par l’action collective

Face à la dégradation accélérée de la santé du lac Nairne et à la multiplication des épisodes d’algues bleues, l’Association pour la protection de l’environnement du lac Nairne (APELN) lance une campagne de mobilisation auprès des riverains et de la population afin de favoriser la revégétalisation des bandes riveraines, une action reconnue comme l’une des plus efficaces pour réduire les apports en phosphore, principal responsable de la présence d’algues bleues.

Un contexte préoccupant qui appelle à l’action

Au cours des derniers mois, la découverte de myriophylle à épis, une plante aquatique envahissante, a suscité de nombreuses préoccupations au sein de la communauté. Ce dossier est actuellement pris en charge en collaboration avec la Municipalité de Saint-Aimé-des-Lacs, l’APELN, l’Organisme de bassins versants (OBV) et la MRC, dans le cadre du nouveau comité d’action pour la sauvegarde du lac Nairne.

Des démarches sont en cours afin de permettre l’intervention d’experts spécialisés dans le contrôle du myriophylle à épis. Bien que cette espèce ne puisse être complètement éradiquée, elle peut être efficacement contenue grâce à une gestion spécialisée et un suivi soutenu au fil des années. L’APELN se dit confiante que les actions appropriées seront mises en place par les autorités responsables.

Le véritable enjeu : réduire le phosphore pour contrer les algues bleues

Au-delà de la présence du myriophylle, le défi majeur demeure l’eutrophisation du lac, causée notamment par l’apport excessif de phosphore provenant du ruissellement. Ce phénomène entraîne des proliférations de cyanobactéries (algues bleues), observées de plus en plus tôt et de plus en plus fréquemment.

Ces proliférations représentent un risque pour la santé humaine et animale et constituent un signal clair que des actions doivent être prises pour réduire les apports en nutriments.

La solution la plus efficace : des bandes riveraines naturelles et abondantes

Pour la saison 2026, l’APELN met en œuvre une campagne de revégétalisation visant à restaurer des bandes riveraines naturelles tout autour du lac.

Les bandes riveraines naturelles jouent un rôle essentiel pour la protection des plans d’eau. Les plantes et leurs racines agissent comme un filtre naturel, retenant le phosphore et les sédiments avant qu’ils n’atteignent le lac tout en stabilisant les sols, réduisant l’érosion et favorisant la biodiversité.

« Revégétaliser nos rives est l’un des gestes les plus puissants que nous pouvons poser pour protéger le lac Nairne. Une bande riveraine saine, continue et diversifiée constitue une véritable barrière naturelle contre les nutriments qui alimentent les algues bleues », affirme Simon Cloutier, président de l’APELN.

Des outils concrets pour soutenir les riverains

Afin de faciliter la participation de tous, l’APELN déploiera au cours des prochains mois plusieurs initiatives :

  • accompagnement personnalisé pour l’aménagement des bandes riveraines
  • outils d’information et séances de sensibilisation
  • soutien terrain pour certains projets de végétalisation

La Municipalité de Saint-Aimé-des-Lacs offre également un programme d’achat de végétaux adaptés aux rives du lac.

Un appel à la mobilisation générale

L’APELN invite l’ensemble des riverains à s’engager dans cette démarche collective.

« Chaque geste compte. Si chacun améliore sa bande riveraine, l’impact sera majeur pour l’ensemble du lac. Ensemble, nous pouvons réduire le phosphore, freiner les algues bleues et protéger le lac Nairne pour les générations futures », souligne l’APELN.

Source : l’APELN.

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Le lac Nairne à Saint-Aimé-des-Lacs. Photo d'archives : Jean-François Desgagnés/MPC

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