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23 mars 2026
« Le communautaire à boutte » : le milieu communautaire de Charlevoix en grève.
Les travailleuses et travailleurs du milieu communautaire de Charlevoix se joignent à un mouvement de grève provincial sans précédent du 23 mars au 2 avril 2026. Cette action vise à dénoncer le sous-financement chronique et à exiger des engagements financiers durables de la part du gouvernement du Québec.
Un cri du cœur pour la survie des services
Lors du point de presse, Lucie Carré a souligné que les besoins de la population explosent et deviennent de plus en plus complexes, alors que les ressources ne suivent pas.
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Paradoxe inacceptable : les attentes augmentent, mais le financement reste précaire, forçant les équipes à s’épuiser.
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Impact local : dans Charlevoix, 15 mandats de grève ont été adoptés. À l’échelle nationale, ce sont 1 622 mandats qui témoignent de l’urgence de la situation.
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Financement insuffisant : actuellement, le gouvernement n’octroie que 1 % de son budget aux organismes communautaires. Les porte-parole réclament de passer à au moins 2 % pour simplement assurer une survie décente.
« Le communautaire n’est pas un cheap labor. Nous ne sommes pas un système au rabais. » — Lucie Carré.
Le bandeau rouge porté par les participants signifie que les organismes sont financièrement « dans le rouge ».
Les 5 revendications majeures
Le mouvement « Le communautaire à boutte » porte cinq demandes essentielles pour stabiliser le filet social québécois :
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Conditions de travail décentes pour les travailleuses (majoritairement des femmes) et travailleurs.
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Financement suffisant à la mission, stable et prévisible.
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Reconnaissance pleine et entière du rôle des organismes.
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Protection de l’autonomie et fin du financement par projet qui fragilise les structures.
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Engagement clair à considérer le modèle communautaire comme un pilier stratégique de la société.
Conséquences pour les usagers
Sophie Fortier-Mallette a expliqué que la grève, bien que difficile, est nécessaire pour éviter des ruptures de services encore plus graves à long terme.
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Solidarité des usagers : les membres et usagers des organismes ont été sensibilisés et sont présentés comme des alliés dans cette lutte.
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Stabilité des intervenants : le manque de financement provoque un roulement de personnel qui nuit à la qualité de l’accompagnement. Les usagers souhaitent des intervenants en santé et présents sur le long terme.
