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18 septembre 2026
ÉLECTIONS- « Charlevoix, faisons-nous entendre » : James Collins prône la participation citoyenne et le développement régional.
Rencontré hier à La Malbaie, le candidat de Démocratie directe dans la circonscription de Charlevoix–Côte-de-Beaupré, James Collins, dresse un constat clair : la région regorge de potentiel, mais doit impérativement se doter de moyens pour se faire entendre, développer ses infrastructures et retenir ses résidents.
Pour M. Collins, l’engagement politique passe avant tout par une mobilisation populaire accrue. Au cœur de son message réside son slogan de campagne : « Le défi Charlevoix : faisons-nous entendre ».
Faire sortir le vote et la démocratie participative
Rejetant le cynisme ambiant, le candidat fait de la participation électorale la pierre d’angle de son engagement politique. Son ambition dépasse le simple cadre de son résultat personnel :
« Mon objectif, c’est d’aller chercher au moins 75 % du monde pour qu’ils viennent voter. Faire sortir tous ceux qui ne votent jamais. Que les gens votent pour moi, pour Démocratie directe, pour le PQ ou pour la CAQ, l’important c’est que le monde vienne voter et vienne se faire entendre. »
Une forte participation citoyenne constituerait, selon lui, un signal sans équivore envoyé aux instances gouvernementales à Québec :
« Si l’objectif est atteint, cela va démontrer que la population de Charlevoix est là, qu’elle existe et qu’elle veut se faire entendre. »
Expliquant les fondements de sa démarche politiques et ses motivations, M. Collins affirme :
« Je me suis présenté comme candidat parce que je crois à notre région. Notre région mérite d’être entendue, d’être défendue avec une voix qui place les intérêts de Charlevoix–Côte-de-Beaupré en premier plan. Je ne veux pas faire de la politique pour simplement dénoncer les problèmes, je veux proposer des solutions et travailler à les faire aboutir. »
Infrastructures, sécurité routière et transport ferroviaire
Sur le plan du développement économique, James Collins cible plusieurs infrastructures stratégiques. Le quai de Pointe-au-Pic occupe une place centrale dans sa vision, particulièrement lorsqu’il est couplé au transport ferroviaire :
« Le port de Pointe-au-Pic, c’est vraiment une plateforme qui serait pas pire à développer économiquement pour la région. En lien avec le chemin de fer, le quai de Pointe-au-Pic peut être exploité pas mal pour l’entreposage et le transbordement à destination finale. »
« Notre réseau routier est très chargé. Ça brise le réseau routier, et il y a beaucoup d’accidents qui sont créés. Dans Charlevoix, on a des températures très changeantes, une topographie avec des côtes assez ardues, et ce n’est pas tout le temps des camionneurs qualifiés qui ont la qualification de venir dans Charlevoix. Si vous faites Montréal-Ontario ou Montréal-Québec, vous êtes toujours sur le plat, mais quand vous venez ici sur la Côte-Nord, on est dans les montagnes, on a des détours. Si tu ne connais pas assez la région et que tu es à une vitesse un peu trop élevée pour ton véhicule, il y a de très bons accidents à date, malheureusement. »
« Oui, pour des pistes cyclables, je suis prêt à dire que c’est important pour Charlevoix. Mais si on regarde combien de cyclistes utilisent ces pistes-là… Si vous décidez d’abolir le chemin de fer pour faire une piste cyclable, vous coupez une belle option de transport dans la région. Vous coupez quelque chose de très, très pratique. »
« On a un bel aéroport qu’on serait capable de faire grossir aussi. L’amélioration des installations et le développement du transport aérien régional, l’utilisation de l’aéroport… L’aéroport de Québec est ouvert en hiver parce qu’ils ont des véhicules pour ouvrir l’aéroport, on est capables de faire ça ici aussi. »
Gestion des matières résiduelles et ressources naturelles
En matière d’environnement et de gestion municipale, le candidat insiste sur la réduction des déchets acheminés à l’enfouissement par l’engagement des entreprises locales :
« On cherche à voir avancer, on cherche pas à reculer dans le temps. Moi, ce que je cherche à voir travailler avec la MRC et toutes les municipalités de la région, ce serait d’avoir un ramassage plus régulier durant la saison estivale, aux deux semaines au lieu de trois semaines pour les odeurs et les vermines. Et en même temps, j’aimerais ça que les enjeux de compostage viennent chercher les entreprises. Des entreprises comme McDonald’s, Provigo, Maxi, les restaurants, qu’ils fassent du compostage à leur tour aussi. Si ces entreprises-là faisaient beaucoup plus de compostage, on aurait moins d’enfouissement. Ça va coûter pas loin de 4 millions pour faire une étude pour agrandir le site d’enfouissement. Si on commençait dès maintenant, d’ici trois ans, on aurait beaucoup moins de marchandises qui s’en iraient au site d’enfouissement et on serait capables de prolonger le site de deux ou trois ans. »
M. Collins met également de l’avant la transformation locale des minéraux :
« On a du minerai, souvent du cuivre, du fer qu’on pourrait exploiter, du silice. Mais c’est sûr qu’il faudrait l’exploiter intelligemment, sans polluer. En l’exploitant, on serait capables de faire nous-mêmes les usines de transformation à la place d’envoyer ça aux étrangers qui nous le renvoient une fois transformé. Au Québec, on est capables de transformer aussi et d’avoir le contrôle sur la matière première et la transformation pour garder les sous ici. »
Santé et rétention de la jeunesse : « Soigner, développer, transformer »
Face aux défis démographiques, au vieillissement de la population et au manque d’effectifs dans les services de santé, M. Collins résume sa philosophie d’action régionale :
« Charlevoix n’a pas besoin qu’on lui promette de survivre. Charlevoix a besoin qu’on lui donne des moyens de se soigner, se développer, transformer. Soigner notre population, développer nos infrastructures et notre tourisme, transformer nos ressources en emplois et en richesse. »
Il détaille les besoins criants constatés sur le terrain en santé :
« L’accessibilité aux soins urbains au lieu d’aller à Québec… Si vous prenez le laboratoire, les personnes qui y travaillent présentement, la moyenne d’âge la plus élevée c’est 35 ans. C’est des jeunes mères et pères de famille, ils veulent créer une famille et c’est normal. Par contre, quand ils partent en congé de maternité, il n’y a personne pour les remplacer. C’est là-dessus qu’il faut avoir du personnel qualifié qui va pouvoir venir. On devrait être capables d’avoir une place dans Charlevoix où on développerait les soins, pour dire que La Malbaie et Baie-Saint-Paul s’unissent pour avoir plus de spécialités pour ne pas aller en ville. »
Pour conclure, James Collins réitère que l’atteinte d’un taux de participation élevé aux urnes constitue le véritable succès de sa campagne électorale :
« Mon objectif va être atteint parce que ça va démontrer que la population de Charlevoix est là, elle existe et veut se faire entendre. On a l’intérêt de la Capitale-Nationale, on est une région éloignée, on devrait pouvoir avoir notre part de gâteau et répondre à nos réalités spécifiques. »
