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29 septembre 2026
Après plus de deux ans de négociation, les cinq travailleuses du secteur bureau de l’usine de Papier Clermont ont adopté à l’unanimité, le 28 septembre, une entente de principe avec leur employeur.
La nouvelle convention collective, d’une durée de quatre ans, prévoit une augmentation salariale moyenne de 16 %, ainsi que la pleine rétroactivité depuis le 1er mai 2023.
Les travailleuses obtiennent également une troisième semaine de vacances après deux ans de service ainsi que des améliorations à leur régime d’assurance collective.
« Nous avons travaillé fort pour en arriver là. La négociation a été longue et nous avons dû tenir notre bout, particulièrement sur la question de la rétroactivité. Nous sommes fières d’avoir maintenu notre position et d’avoir finalement obtenu une entente qui reconnaît notre travail et les années pendant lesquelles nous avons attendu un règlement », affirme Karenne Tremblay, présidente du Syndicat des travailleurs et travailleuses du papier de Clermont – secteur bureau (CSN).
La rétroactivité constituait l’un des principaux enjeux de la négociation. En juillet dernier, les travailleuses avaient dénoncé publiquement le refus de l’employeur de reconnaître pleinement la période de négociation, alors que cette reconnaissance avait été accordée à d’autres unités syndicales de l’entreprise.
La Confédération des syndicats nationaux (CSN) souligne également l’importance de cette entente pour un groupe de travailleuses évoluant dans un milieu industriel traditionnellement masculin.
« Les travailleuses de Clermont ont démontré qu’il est possible de faire respecter ses droits même lorsqu’on représente un petit groupe. Elles ont tenu bon et elles ont obtenu une entente qui améliore concrètement leurs conditions de travail, tout en reconnaissant la période pendant laquelle elles ont été privées d’augmentation. C’est le résultat d’une négociation menée avec détermination et solidarité », déclare Caroline Senneville, présidente de la CSN.
« Les travailleuses ont refusé d’accepter un traitement différent simplement parce qu’elles sont un petit groupe. Elles ont fait preuve de solidarité et de détermination jusqu’à la conclusion de cette entente. La pleine rétroactivité est importante, mais le fait qu’elles aient obtenu le respect et la reconnaissance qu’elles réclamaient l’est tout autant », souligne Mélanie Pelletier, vice-présidente à la condition féminine du Conseil central de Québec–Chaudière-Appalaches–CSN.
Pour la Fédération de l’industrie manufacturière–CSN, le règlement obtenu démontre l’importance de rester mobilisé-es tout au long d’une négociation.
« Après plus de deux ans à la table, les travailleuses peuvent être fières du résultat. Elles ont maintenu leurs revendications, elles sont restées unies et elles ont pu compter sur la solidarité de leurs collègues. Les gains obtenus montrent qu’il est possible de faire avancer les conditions de travail lorsqu’on ne baisse pas les bras », affirme Kevin Gagnon, président de la Fédération de l’industrie manufacturière–CSN.
« Nous pouvons maintenant tourner la page sur cette négociation et regarder vers l’avenir. Nous avons été cinq à mener cette bataille et nous avons toutes voté pour l’entente. C’est une belle façon de conclure cette longue négociation », conclut Karenne Tremblay.
Source : Conseil central de Québec–Chaudière-Appalaches–CSN.
