Actualités
2 octobre 2026
Visite de Paul St-Pierre Plamondon à Baie-Saint-Paul.
Le chef du Parti québécois, Paul St-Pierre Plamondon, a effectué une visite sur le terrain ce midi, accompagné de François Gariépy, candidat péquiste dans la circonscription de Charlevoix–Côte-de-Beaupré.
En attendant l’arrivée du chef péquiste sur la rue Racine, le président du syndicat des paramédics de Charlevoix, M. Jason Roy, s’est entretenu avec Média Photos Charlevoix pour dénoncer le manque de considération envers son secteur et rappeler que sa convention collective est échue depuis trois ans et demi :
« Ça fait une décennie que le Parti libéral du Québec puis la CAQ n’ont pas bien traité les paramédics. Ça fait plusieurs négociations qu’on se fait étirer dans le temps, qu’on se fait manquer de respect. Ce qui était une tumeur bénigne il y a dix ans est devenue une tumeur maligne aujourd’hui, puis là ça commence à avoir des conséquences assez graves sur le terrain. »
Évoquant la possible arrivée du PQ au pouvoir, M. Roy a ajouté :
« Sachant que M. Plamondon est peut-être le prochain premier ministre, bien nous, ça fait trois ans et demi qu’on n’a pas de contrat de travail, fait que ça va tomber dans sa cour éventuellement de régler notre convention collective. […] Notre but, c’est de lui parler puis de le sensibiliser. […] La sécurité publique, la sécurité des citoyens, on est pas mal à la base de la responsabilité du gouvernement. »
Lorsque M. St-Pierre Plamondon a débarqué de son autobus de campagne, il a brièvement échangé une poignée de main et quelques mots avec le représentant syndical, avant d’aller à la rencontre des citoyens et de ses partisans venus l’accueillir.
Après un bain de foule et une halte au restaurant Le Saint-Pub sur la rue Saint-Jean-Baptiste, le chef péquiste a tenu un point de presse à l’intersection des rues Racine et Saint-Jean-Baptiste vers 14 h 15. Il a tenu à recadrer le statut géographique et économique de la région :
« Ce n’est pas, Charlevoix, une extension de la région de Québec. Il n’y a aucune interpretation possible en ce sens-là. Et donc, on doit traiter Charlevoix tel quel, comme une région en soi. »
M. St-Pierre Plamondon a ainsi promis d’attribuer à Charlevoix le statut officiel de région éloignée, assorti de mesures fiscales ciblées :
« On souhaite annoncer deux choses : la reconnaissance de Charlevoix qui aura désormais un statut de région éloignée. Donc on veut permettre concrètement que Charlevoix obtienne le crédit d’impôt pour les jeunes en région éloignée. On parle d’une mesure qui est intéressante parce que ça aide à la revitalisation de la région, ça favorise la rétention des jeunes. Je pense que Charlevoix vit de réels enjeux de revitalisation, il faut en tenir compte dans les politiques publiques. »
Il a également précisé que cette reconnaissance inclurait une mesure fiscale sur le carburant :
« Le deuxième impact de cette reconnaissance-là, c’est que Charlevoix aura le crédit de taxe sur l’essence. Ça va de soi, mais les gens ici devraient avoir droit à ce crédit en raison des distances à parcourir. »
Le président de l’instance locale du Parti québécois, Patrick Côté, s’est pour sa part réjoui du succès rassembleur de ce passage éclair dans la région :
« On est contents, il y avait beaucoup de monde. On ne pensait pas qu’il allait y avoir autant de monde parce que le courriel est parti ce matin même. Et puis, on a travaillé hier soir, on n’a pas eu le temps vraiment de faire de téléphone. Puis aujourd’hui on arrive puis on a cette belle surprise-là, on a beaucoup de monde qui sont là, on est fiers, on est contents. C’est ça être Charlevoisien. »
De son côté, le candidat François Gariépy est revenu sur le dossier de l’Hôpital de La Malbaie, exprimant des réserves sur l’avancement réel du chantier. Selon ses propos, la construction de l’établissement n’est pas officielle à ses yeux, et les travaux actuellement exécutés sur le site ne consisteraient qu’en des fouilles archéologiques d’après les informations qui lui ont été transmises.
Le chef du Parti québécois, Paul St-Pierre Plamondon.
François Gariépy.
