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3 octobre 2026
3e édition du Festival Charlevoix Danse - Un grand moment de scène.
Le public présent ce vendredi soir à l’auditorium du Centre Saint-Aubin a vécu un moment de culture précieux et chaleureux à l’occasion de la première représentation de la troisième édition du Festival Danse Charlevoix. Avoir accès à une prestation d’une telle envergure au cœur même de notre région constitue un privilège certain pour les amateurs de scène comme pour les curieux.
Porté par la passion du danseur Raphaël Bouchard, originaire de Baie-Saint-Paul et issu des Grands Ballets Canadiens, cet événement prend racine avec authenticité. Entouré de ses acolytes, il offre au milieu local une proposition artistique ambitieuse, tout en demeurant accessible et vivante.
Un rendez-vous exigeant et généreux
Sur scène, la générosité des interprètes et la rigueur des pièces présentées ont conquis la salle, offrant aux spectateurs une prestation d’une grande valeur artistique où chacun en aura amplement eu pour son compte. La distribution réunissait notamment des élèves du cycle supérieur de l’École supérieure de danse du Québec — un niveau d’excellence exceptionnel pour la scène locale, ainsi que la relève régionale.
Le programme, articulé en deux temps, s’est ouvert par un prologue empreint de sensibilité :
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Chrysalide (12 minutes) : portée par la danseuse Mélia Boivin sur une composition originale d’Olivier Landry-Gagnon, cette création explore avec délicatesse le lien maternel et le passage vers la vie.
La suite de la soirée, réunie sous le thème Créateurs d’ici et relève de demain, a dévoilé un éventail d’écritures riches et contrastées, mettant en lumière le talent de chez nous et le haut niveau de la relève professionnelle :
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Chronicals (7 minutes) : une chorégraphie de Beverly Aitchison soutenue par la musique de Michael Nyman et groupe, alliant l’exigence technique des pointes classiques à une grande fluidité du mouvement.
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École Cité-Danse (5 minutes) : une prestation vibrante mettant en scène les jeunes danseurs de cette école originaire de La Malbaie — de véritables produits du talent charlevoisien —, sur une création de la chorégraphe Ève Marier-Marceau.
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Bliz (20 minutes) : signée Jérémy Galdeano et Vera Kvarcáková, cette pièce réunissant 10 danseurs du cycle supérieur de l’École supérieure de danse du Québec sur les œuvres d’Arvo Pärt, Jóhannes Jóhannsson, Peter Gregson, Simon Goff et Dobrawa Czocher interroge les notions de proximité et d’intimité avec intensité.
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Everything is pink to me (22 minutes) : conçue par Jérémy Galdeano sur des musiques de Peter Broderick, Ben Crosland, Jóhannes Jóhannsson, Les yeux Noirs et Ludovico Einaudi, une immersion touchante dans les hauts et les bas de la jeunesse.
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Ziguezon (7 minutes) : une finale joyeuse imaginée par Gioconda Barbuto sur le répertoire de La Bottine Souriante, faisant se rencontrer le ballet et les racines traditionnelles québécoises dans un bel esprit de fête.
Un spectacle à ne pas manquer ce samedi
Pour la région, voir grandir un tel rendez-vous chorégraphique et constater la qualité des artistes d’ici combinée à la venue de la relève de l’École supérieure de danse du Québec est une excellente nouvelle. Ce festival prouve qu’il a pleinement sa place dans le paysage culturel charlevoisien et gagne à être soutenu et découvert par le plus grand nombre.
Pour celles et ceux qui souhaitent vivre cette expérience, une seconde et ultime représentation est présentée ce samedi soir, 3 octobre, à l’auditorium du Centre Saint-Aubin. Des billets sont encore disponibles sur place : une occasion rare et appréciable de voir la danse de haut niveau déployer tout son talent à deux pas de chez soi.
