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2 novembre 2026
Un plan d'urgence à l'île, « il n'y en a pas ».
Au lendemain de l’interruption de service causée par un bris sur le traversier Joseph-Savard à la traverse L’Isle-aux-Coudres–Saint-Joseph-de-la-Rive, la population fait de nouveau face à l’isolement. Dans cette situation, l’unique hélicoptère d’Héli Charlevoix intervient, répondant présent pour les gens de l’île.
Dès les premières minutes de temps de vol réglementaire ce matin du 2 novembre, l’appareil s’est rendu à L’Isle-aux-Coudres pour effectuer des transports prioritaires. Une dame devant prendre un vol d’avion a été transportée jusqu’à Baie-Saint-Paul, tandis que des travailleurs ont pu être acheminés pour se rendre à leur emploi.
Parmi eux, Thomas Tremblay, contremaître chez Construction St-Gelais, souligne que pour ce qui est d’un plan d’urgence à l’île, « il n’y en a pas ». Pour lui, ce déplacement aérien constituait une obligation : c’était nécessaire pour son employeur de le faire parvenir à son poste parce qu’il y a des chantiers à faire rouler, que les projets sont là et ne doivent pas s’arrêter, et que la compagnie a besoin de lui. Son patron a payé pour le vol, et le contremaître est d’avis qu’« une chance qu’Héli Charlevoix est là ».
Conscient des répercussions de ces pannes récurrentes pour la communauté, le propriétaire d’Héli Charlevoix, Benoît Provencher, offre ses services à des tarifs préférentiels, choisissant de ne pas abuser de la situation.
Interrogé sur son rôle en cas d’urgence sur l’île, M. Provencher a souligné l’importance d’être directement sur place :
« On est là, nous, on est là sur place puis effectivement, on le voit, même s’il y a peut-être pas de plan d’urgence structuré, on nous demande à chaque fois qu’il y a un problème avec les bateaux, on nous demande puis on est là, on peut intervenir rapidement. […] Ça nous fait plaisir d’aider les gens de l’île, et et les gens d’ici qui traversent à l’île quand il le faut, c’est notre communauté, ben ça nous fait plaisir. »
