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23 octobre 2026
Inauguration officielle de Galv-Éco à Saint-Urbain : une usine de galvanisation écologique unique en Amérique du Nord.
L’ouverture officielle des installations de l’entreprise québécoise Galv-Éco s’est tenue ce vendredi 23 octobre à 10 h 30. La cérémonie s’est déroulée dans le parc industriel régional de Saint-Urbain en présence du fondateur, Charles Simard, de nombreux élus, dignitaires, partenaires et collaborateurs de la première heure.
Évaluée à près de 70 millions de dollars, cette usine de 155 000 pieds carrés — l’une des plus imposantes du marché nord-américain — est située à proximité des principaux axes routiers, au cœur de la réserve de la biosphère de Charlevoix.
Un modèle écoresponsable unique
En opération depuis quelques mois, Galv-Éco se distingue par son modèle inédit en Amérique du Nord. Alors que le secteur de la galvanisation à chaud carbure traditionnellement aux énergies fossiles, l’usine de Saint-Urbain propose un service respectueux de l’environnement, entièrement automatisé, 100 % électrique et alimenté par un système de chauffage à la biomasse sans émission de carbone.
S’exprimant lors de l’inauguration, le fondateur Charles Simard a fait part de sa grande satisfaction devant l’aboutissement du projet :
« Je suis vraiment content. Comme je le disais dans mon petit discours, j’ai des gens qui m’appuient depuis le début, la population m’a appuyé, j’ai une équipe extraordinaire… C’est un travail d’équipe. C’est exactement comme je le pensais, puis j’espère que les gens sont satisfaits du travail qu’on a accompli et de la belle entreprise qu’on a ici dans Charlevoix. C’est complètement unique en Amérique du Nord. »
Une visite guidée captivante et des procédés spectaculaires
Pendant la visite guidée offerte après la conférence de presse par M. Simard lui-même, il était remarquable d’observer les différents partenaires et dirigeants du domaine de la construction et d’autres secteurs rester silencieux, littéralement ébahis par l’ampleur et l’envergure des installations. Le spectacle offert par les procédés présentait une véritable danse d’opérations successives, à la fois fluide et impressionnante.
Au fil du parcours, les invités ont pu découvrir cette chaîne de production automatisée de pointe : l’acier brut est d’abord traité dans une série de bassins (dégraissage, rinçage, acide chlorhydrique, flux) contenant chacun 160 000 litres de produit, avant d’être séché à 90 °C grâce au système alimenté à la biomasse, puis plongé dans le bain de galvanisation.
Pour gérer ces opérations complexes et automatisées, la direction mise avant tout sur la force collective. Andréanne Racine, directrice des opérations chez Galv-Éco, a souligné cet engagement :
« Démarrer une usine d’une ampleur comme ça, je pense qu’il n’y a personne qui a la tête dans le sable, ce n’est pas facile. Ça vient avec son lot de défis, mais c’est aussi extrêmement motivant. On est une grosse équipe puis on travaille très, très fort. […] J’ai toujours eu à cœur de travailler à un endroit où est-ce que les gens donnent beaucoup de leur énergie discrétionnaire, dans le sens où tu en donnes toujours un petit peu plus. C’est ce qu’on constate vraiment chez Galv-Éco, tout le monde travaille extrêmement fort pour que ça marche. »
Mme Racine a également précisé que l’ensemble du personnel de production avait suivi une formation sur mesure de 600 heures élaborée avec le Centre de formation professionnelle de Charlevoix (CEFP), afin de garantir une sécurité maximale et des compétences adaptées.
Une fierté pour la région de Charlevoix
L’arrivée de ce fleuron industriel suscite un grand enthousiasme au sein des collectivités locales. Caroline Simard, députée de la région, a tenu à saluer la portée de ce projet pour le milieu :
« Je voudrais vous dire aujourd’hui que je suis très heureuse d’être parmi vous pour souligner cette ouverture officielle d’une entreprise de chez nous qui fait la fierté, certainement, des gens de Saint-Urbain, mais des gens de tout Charlevoix. […] Chaque entreprise qui choisit de venir s’installer dans nos régions est un plus, mais est une fierté et fait une différence énorme pour nos travailleurs, nos régions, notre vitalité, notre économie. De voir des emplois comme ceci derrière moi, les gens qu’on souhaite voir rester, travailler chez nous, amener leur famille, ça fait une différence, mais ça fait la raison d’être aussi du mandat comme le mien. »
Actuellement en rodage avec un quart de jour et un quart de soir nouvellement implanté, l’entreprise poursuit ses embauches avec l’objectif d’atteindre à terme un rythme de production continu 24 heures sur 24.
