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30 mars 2026
Le mouvement «Le Communautaire à Boutte » s’invite aux bureaux de Kariane Bourassa.
Les représentants des organismes communautaires de la Côte-de-Beaupré et de Charlevoix ont fait entendre leur voix ce lundi. Dans le cadre du mouvement national « Le Communautaire à Boutte », une délégation a rencontré la députée de Charlevoix–Côte-de-Beaupré, Kariane Bourassa, pour exiger un meilleur soutien de l’État.
Pendant une heure, de 11h30 à 12h30, le directeur général de l’Association bénévole de la Côte-de-Beaupré, Jean Blondeau, la directrice générale de l’Éveil, Lucie Carré, et la coordonnatrice au CALACS de Charlevoix, Sophie Fortier-Mallette, se sont entretenus avec la députée dans ses bureaux du boulevard Sainte-Anne. À l’extérieur, une quinzaine de sympathisants et de travailleurs du milieu manifestaient leur appui, pancartes à la main.
Un financement à la mission plutôt que par projets
Le message des dignitaires était clair : le milieu communautaire ne veut plus se contenter de subventions temporaires liées à des appels de projets. Actuellement, environ 57 % de leur budget global est accordé à la mission, tandis que les 43 %restants dépendent de projets spécifiques entraînant une reddition de comptes jugée étouffante.
« On est tannés des redditions de comptes qui n’en finissent plus. On veut une reconnaissance pleine et entière de notre autonomie », a martelé l’un des participants à la sortie de la rencontre.
Les organismes demandent que le gouvernement respecte les « seuils planchers » de financement pour assurer la survie de services essentiels, notamment pour les banques alimentaires, l’itinérance et le soutien aux aînés.
Une députée à l’écoute qui se dit « alliée »
À la fin de l’entretien, Kariane Bourassa est sortie à la rencontre des manifestants pour réitérer son soutien au milieu. Elle a reconnu que les besoins pourraient « encore doubler » malgré les récents rehaussements budgétaires.
S’adressant directement au groupe massé à l’extérieur, elle a tenu à les rassurer sur sa position :
« Voyez-moi comme une partenaire, une alliée ».
La députée s’est engagée à travailler sur la communication entre le ministère, le CIUSSS et les organismes, tout en promettant de porter le message à ses collègues dès mercredi.
Toutefois, certains dossiers locaux semblent avoir surpris l’élue, notamment l’arrêt du service d’urgence psychosociale sur la Côte-de-Beaupré depuis 2022, un élément crucial apporté par M. Blondeau lors des discussions.
Bien que la rencontre ait été qualifiée de « productive », les représentants du milieu communautaire demeurent vigilants. Ils attendent maintenant que les paroles se traduisent par un véritable projet de société qui privilégie le filet social public plutôt que le recours systématique à la philanthropie privée.
La députée de Charlevoix–Côte-de-Beaupré, Kariane Bourassa, à l’extérieur des ses bureaux.
Le directeur général de l’Association bénévole de la Côte-de-Beaupré, Jean Blondeau, la directrice générale de l’Éveil, Lucie Carré, et la coordonnatrice au CALACS de Charlevoix, Sophie Fortier-Mallette, se sont entretenus avec la députée dans ses bureaux du boulevard Sainte-Anne.
