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21 décembre 2025
Massif : un avis de grève pour le 2 janvier.
Considérant le manque d’avancées à la table de négociation, le Syndicat a décidé de transmettre aujourd’hui un avis de grève pour le 2 janvier prochain. Rappelons que la convention collective vient à échéance le 31 décembre 2025 et que les négociations sur les enjeux monétaires n’ont débuté que le 18 décembre dernier.
Pour Annick Simard, présidente du Syndicat des travailleuses et travailleurs du Massif (CSN), l’attitude de l’Employeur est difficile à comprendre : « C’est préoccupant de voir que la région possède un joyau comme le Massif, alors que l’Employeur semble peu soucieux de l’avenir de la saison touristique. Une grève le 2 janvier serait catastrophique pour la région. La balle est maintenant dans le camp de l’Employeur ».
Les demandes du Syndicat sont claires, raisonnables et dans l’intérêt du Massif. Elles visent notamment à encadrer la sous-traitance pour protéger les emplois, à bonifier les congés de maladie afin de permettre aux travailleuses et travailleurs de se soigner sans pénalité, à améliorer les équipements pour assurer des conditions de travail sécuritaires, ainsi qu’à réduire le nombre d’années nécessaires pour obtenir une semaine de vacances supplémentaire. Ces demandes contribuent directement à la qualité du service, à la pérennité des emplois et au bon fonctionnement des installations.
Selon Pierre Émond, vice-président du Conseil central de Québec–Chaudière-Appalaches (CCQCA-CSN), le message envoyé aujourd’hui est clair : « Pendant que le syndicat tente de négocier et qu’on lui propose des reculs, l’employeur clame publiquement son intérêt pour l’achat du Mont Sainte-Anne. Avant de vouloir acquérir une nouvelle montagne, il devrait d’abord bien gérer la sienne. La région y gagnerait grandement ».
La Fédération du commerce (FC-CSN) rappelle que le succès du Massif repose sur le travail quotidien des salariées et salariés. « Avant de vouloir acheter une autre montagne, Daniel Gauthier devrait investir dans celle qu’il possède déjà, et surtout dans celles et ceux qui la font vivre. Les demandes syndicales sont raisonnables et une entente est encore possible, si l’employeur agit de bonne foi », affirme Michel Valiquette, trésorier de la FC-CSN.
Le Syndicat réitère qu’il est encore temps d’éviter un conflit de travail et de sauver la saison touristique et la période des fêtes. Il reste plus de dix jours pour parvenir à une entente. Il est urgent que l’Employeur s’assoie sérieusement à la table de négociation et entende le message clair envoyé par les travailleuses et les travailleurs.
Source : Conseil central de Québec–Chaudière-Appalaches (CCQCA-CSN)
