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26 mars 2026
Plus de citoyens, mais aucun élu au rassemblement contre les féminicides à Baie-Saint-Paul.
Une poignée de citoyens de plus que lors de la dernière mobilisation se sont réunis ce midi à la Place du citoyen, à l’intersection des rues Forget et René-Richard. Malgré cet intérêt croissant de la population, l’absence totale de représentants politiques a marqué ce rassemblement dédié à la mémoire de Danielle Lascelles.
Organisée par la Maison La Montée, le CALACS de Charlevoix, le Centre des Femmes de Charlevoix et le Centre-Femmes aux Plurielles, cette action visait à dénoncer le septième féminicide survenu au Québec depuis le début de l’année 2026. Danielle Lascelles a été assassinée par son ex-partenaire à Saint-Jérôme autour du 27 février, tragiquement au lendemain d’un précédent rassemblement dans la région.
L’appel aux décideurs resté sans réponse
Bien que la mobilisation citoyenne ait été légèrement supérieure à la précédente, aucun élu ni décideur public n’a répondu à l’appel spécial lancé par les organismes. Pour les groupes de femmes de Charlevoix, la présence des élus aurait pourtant porté une signification politique et sociale majeure :
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Affirmer publiquement que la sécurité des femmes est une priorité de l’État ;
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Reconnaître l’ampleur et la gravité systémique des violences conjugales et sexuelles ;
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Soutenir les ressources communautaires qui interviennent quotidiennement sur le terrain ;
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Démontrer un engagement concret envers des mesures de prévention et de protection efficaces.
Un rappel de l’urgence
Pour les intervenantes, chaque nom ajouté à la liste, comme celui de Danielle Lascelles, est une victime de trop. L’objectif de ces rassemblements demeure de rendre visible l’inacceptable et d’exiger des actions structurantes pour freiner ce fléau qui s’accélère.
Commentaires de Camille, citoyenne sur place au rassemblement.
