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31 août 2026

Propos polémiques à la radio : François Gariépy s'explique et défend son engagement culturel dans un message sur Facebook.

Chers amis,

Je me désole d’apprendre depuis ce matin que des propos que j’ai tenus dans le cadre de mon ancien travail à la radio créent à nouveau une polémique dans les médias.

À travers les années, j’ai passé des milliers d’heures à animer à la radio, à parler à des auditeurs comme si j’étais dans mon salon, et parfois, à même exagérer certains traits pour choquer ou faire rire. Sans filtre, j’avais des conversations comme plusieurs personnes ont dans la vie de tous les jours entre amis, sans savoir que je ferais un jour un saut en politique. Je n’ai jamais eu la langue de bois et c’est ce qui expliquait en partie mon succès.

Je pense encore m’être lancé en politique pour les bonnes raisons. D’abord, pour aider les gens et les représenter au meilleur de mes capacités. Je veux servir les gens de ma région que j’aime profondément. Ce que j’ai remarqué depuis mon annonce, c’est que des gens qui avaient une perception négative de moi ont été conquis en me rencontrant et en apprenant à me connaître pour l’homme que je suis et non pas la personne décrite à travers la couverture médiatique des derniers jours.

Sur la question des artistes et de leur rémunération, j’aimerais simplement que la population prenne acte de la différence entre le titre de l’article et ce que j’ai réellement dit dans une émission de radio. J’ai affirmé, lors d’une discussion plus large, la chose suivante : « C’est la même chose que pour les sportifs. Il y a des petits gars qui, toute leur vie, jouent au hockey, et rendu dans les Remparts, ils ne font pas l’équipe. Ils ne se font pas repêcher. Ils vont faire la ligue junior majeure du Québec et ça va être tout. Est-ce que le gars qui n’a pas fait le tour de France de toute sa vie, même si c’était ça son rêve, est-ce qu’on devrait le compenser financièrement ? ». J’ai également affirmé que : « Si votre passion, si votre art ne vous mène pas comme ça à la fortune ou du moins à une espèce de suffisance financière, c’est peut-être que ce n’est pas une vraie job ». Mon opinion en lien avec le niveau de subventions qu’on devrait ou non accorder de manière généralisée n’a rien à voir avec l’image qu’on tente de construire de moi, celle d’une personne qui est contre les artistes et la culture québécoise. C’est tout le contraire et j’y ai littéralement consacré une grande partie de ma vie. Je tiens également à préciser que c’est une opinion émise dans un des milliers de shows de radio auxquels j’ai participé, et que ce n’est pas la position du Parti Québécois, à laquelle je me suis ralliée.

J’ai travaillé moi-même dans le milieu culturel durant 15 années et ceux qui me connaissent moindrement savent à quel point je mange de la culture québécoise.

J’ai commencé au Théâtre la Fenière à L’Ancienne-Lorette. Je vendais des limonades à l’entracte.

J’ai signé près de 750 textes dans Voir Québec, couvrant la scène locale et les artistes émergents du 418.

J’ai participé à plus d’une centaine d’entrées pour les disques québécois sur Discogs, je possède près de 4000 disques québécois. À Radio X, ils étaient tannés de moi tellement que je parlais souvent de musique québécoise de toute sorte.

Partout où je suis passé dans ma vie professionnelle, je crois avoir réussi à gagner la confiance et l’amitié de mes collègues. À l’annonce de mon entrée en politique, j’ai même eu droit à de nombreux éloges d’animateurs de radios concurrentes. Je ne suis pas l’homme malveillant qu’on tente de dépeindre dans les médias.

J’ai déjà eu l’occasion de m’excuser pour l’utilisation de certains mots que j’ai employés. Je laisserai donc entre les mains des électeurs de Charlevoix le dernier mot sur ma candidature.

Je remercie le chef du Parti Québécois de me faire une place et de me défendre.

Je continue de penser que le meilleur remède à cette situation est d’aller à la rencontre du plus grand nombre de gens possibles pour qu’ils apprennent à mieux me connaître.

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François Gariépy. Image : Facebook.

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