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24 septembre 2026

Rassemblement contre les féminicides à Baie-Saint-Paul : des candidats électoraux aux côtés des intervenantes communautaires.

À la suite d’une rencontre d’échange avec le milieu communautaire à la Maison Mère, où la question des féminicides a teinté la fin des discussions d’une manière très émotive, une manifestation sur ce sujet s’est tenue à 12 h 15 sur la rue Forget, au coin de la rue René Richard, tout près de l’hôtel de ville de Baie-Saint-Paul. L’événement était organisé par les organismes venant en aide aux femmes.

Fraîchement sortis de cette rencontre du matin, plusieurs candidats à l’élection provinciale ont pris part au rassemblement, notamment François Gariépy (Parti québécois), Caroline Simard (Parti conservateur du Québec) et Dulce Vivar (Québec solidaire).

Un bilan qui s’alourdit

Présente sur place, Floor Bruno, intervenante communautaire au Centre des femmes de Charlevoix, est revenue sur un événement récent à Montréal survenu dans des circonstances particulièrement troublantes. Abordant la triste réalité du bilan provincial, elle a souligné :

« La femme est décédée puis elle a été tuée par un homme, donc techniquement comme ça, on peut déjà parler d’un féminicide. On sait juste pas si c’est son conjoint ou ex-conjoint, si ça s’est fait dans un contexte de violence conjugale. Mais oui, on était préparés pour dénoncer 17 féminicides, mais finalement on a ajouté un 18e. »

La présence des candidats : de l’écoute aux actes

Revenant sur la présence des candidats électoraux au rassemblement, Mme Bruno a exprimé une appréciation mesurée, rappelant la nécessité de dépasser le simple discours :

« Ben c’est apprécié, bien sûr. Ils étaient tous proches là pour le panel de ce matin, donc c’était pas difficile de combiner les deux activités. En même temps, ils auraient pu pas venir aussi, donc on est contents de les voir arriver puis de voir qu’ils montrent leur soutien pour protéger les femmes. »

Elle a toutefois insisté sur l’urgence d’obtenir des engagements gouvernementaux concrets :

« De mon côté, avec des collègues, ils ont quand même échangé, puis c’est sûr, c’est pas compliqué là, personne n’est pour la violence faite aux femmes, personne n’est pour les féminicides là. Donc, les paroles sont faciles, mais là on aimerait qu’il y ait des actions aussi vraiment très concrètes pour que ça change vraiment, parce que c’est pas pour arrêter si on n’a pas de soutien de la population, mais aussi du gouvernement. »

Urgence d’agir et réalités régionales

Quant à la situation particulière de la région de Charlevoix et aux attentes envers les futurs élus, Floor Bruno a rappelé que l’écoute doit se poursuivre sur le terrain :

« Il y a quand même eu beaucoup de réception des élus pour la situation vraiment de Charlevoix, parce qu’il faut pas oublier que c’est un grand secteur puis on n’a pas les mêmes besoins nécessairement que d’autres régions. Il y a eu une ouverture, il y a eu de l’écoute, puis comme je disais, on va espérer que les actions vont suivre aussi. »

Interrogée sur les demandes concrètes formulées par les organismes, elle a précisé :

« Ben c’est la même chose que d’habitude là, c’est vraiment le financement. Le financement pour les organismes qui viennent à l’aide aux femmes qui vivent toutes sortes de violences, mais aussi du financement pour des programmes de prévention, la formation aussi des intervenants, des policiers, toutes les personnes qui sont impliquées. Puis aussi un changement vraiment, mais ça ça appartient pas uniquement au gouvernement, c’est un changement dans la population vraiment de oser le nommer quand on voit quelqu’un avoir un comportement inadéquat, d’oser dire « hey, attention, ça se fait pas, on réagit pas de même », pour que ça devienne normal d’être respectueux envers tout le monde. »

En conclusion, l’intervenante a réaffirmé la gravité de la situation actuelle au Québec :

« Ben oui, clairement il y a une urgence d’agir. C’est 18 femmes déjà qui ont perdu la vie, puis comme je dis souvent, c’est 18 femmes qui sont mortes, mais il y en a plein plein d’autres qui vivent de la violence présentement. »

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Dulce Vivar (Québec solidaire) et Caroline Simard (Parti conservateur du Québec). .Photo : Jean-François Desgagnés/MPC

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François Gariépy (Parti québécois) et Caroline Simard (Parti conservateur du Québec). Photo : Jean-François Desgagnés/MPC

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Dulce Vivar (Québec solidaire). Photo : Jean-François Desgagnés/MPC

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